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Muller Sonia
Sonia Muller est née le 15 juillet 1975 dans le petit village de Tenteling (900 âmes), près de la frontière allemande, à 10 km du village où naquit Patricia Kaas… A son institutrice elle déclare : « Quand je serai grande je serai journaliste et je vivrai à Paris. » A vingt ans, elle débarque à Paris avec un DEUG de communication et de sciences du langage (Sonia se questionnera longtemps sur l’utilité de ce dernier cours avant de trouver la réponse : réussir à recréer tous les accents de ses personnages étrangers dans ses chroniques) obtenu à Strasbourg. Elle passe le diplôme du Celsa, l’école de journalisme de la Sorbonne et, remarquée par une professeur, elle est embauchée par cette dernière comme secrétaire de rédaction dans un magazine informatique. Depuis lors, Sonia continue de travailler dans la presse informatique, un emploi qui lui laisse beaucoup de temps pour écrire. Sonia, enfant unique et solitaire, passe son temps à lire et rédige des histoires dès qu’elle sait écrire. En mars 2005, lorsqu’elle interroge un collègue et ami sur la manière dont on crée un blog, il lui répond : « C’est tellement simple que même une connasse comme toi pourrait y arriver. » Et c’est le déclic, à croire que Sonia mûrissait inconsciemment son projet depuis longtemps. Tina, son héroïne, prend forme dans son esprit. Fortement inspirée de la connasse des Nuls, son personnage n’a aucune distanciation avec la réalité, sa naïveté est époustouflante. De multiples scénettes bourrées d’humour et de jeux de mots foisonnent dans l’esprit de Sonia, qui crée son blog en mars 2005 et se lance. Site tout d’abord confidentiel, les lecteurs indiquent vite l’adresse à leurs amis… Effet boule de neige : en juin 2005, Sonia découvre un article sur son blog dans Paris-Match. Nouvel afflux de lecteurs et de fans, avec qui elle communique très régulièrement via son blog. Alors, pourquoi pas un livre ? Mars 2006, son manuscrit arrive par courrier chez Payot & Rivages. Bientôt, les membres de la maison se disputent le manuscrit… et il est programmé pour septembre de la même année.
Malgré ce succès fulgurant, Sonia reste la même jeune femme de 31 ans d’une incroyable simplicité. Jamais maquillée, habillée en toute simplicité (Zadig & Voltaire, Vanessa Bruno ou rien), raide amoureuse de son mari avec qui elle vit depuis bientôt dix ans, préoccupée par l’environnement, omniprésent dans tous ses gestes du quotidien, Sonia surprend par ses incessantes répliques bourrées d’humour et ses jeux de mots insensés lancés presque de façon incontrôlable. Côté culture, Sonia est une éclectique, d’une curiosité insatiable. Dévoreuse de toutes les musiques, surtout la musique noire américaine, elle se déclare aussi enfant de la télé. Elle voue un véritable culte aux Nuls et en particulier à Alain Chabat, son maître à penser... Mais c’est dans les talk-shows qu’elle trouve son inspiration, et son petit carnet de notes ne la quitte jamais (jusque sur sa table de nuit pendant son sommeil). En littérature, explique-t-elle, elle a deux maîtres, un mort et un vivant, Romain Gary et Bret Easton Ellis. Enfin, Sonia est une shoppingalcoolique (comment résister quand on habite Passy ?) mais par principe elle n’achète que français. Grande sportive depuis son fauteuil, elle est, avec son mari, passionnée de foot (ils vont régulièrement au stade de France) et de tennis (ils vont chaque année à Rolland Garros).
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